... notre génération était la première d'Europe qui, à dix-huit ans, n'était pas prise par la peau du cou et envoyée à la guerre contre une autre jeunesse déclarée ennemie. C'était la première qui s'affranchissait des conséquences catastrophiques du mot patrie. C'est ainsi que nous étions des patriotes du monde et que nous nous mêlions de ses guerres. Sur une grande partie de nos tracts était écrit le nom d'un lointain pays d'Asie : Vietnam ...

- La Cinta - San Teodoro - Sardegna

La météo à Budoni en 2009, 2010 et 2011 : t° max, t° min, jours de pluie.

Tanaunella Budoni Olbia Sardegna Italia Europa Terra

Abitare in vacanza

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... C´était un professeur, un simple professeur
Qui pensait que savoir était un grand trésor
Que tous les moins que rien n´avaient pour s´en sortir
Que l´école et le droit qu´a chacun de s´instruire
Il y mettait du temps, du talent et du cœur
Ainsi passait sa vie au milieu de nos heures
Et loin des beaux discours, des grandes théories
A sa tâche chaque jour, on pouvait dire de lui
Il changeait la vie ...

... Écoutez ma chanson bien douce
Que Verlaine aurait su mieux faire
Elle se veut discrète et légère
Un frisson d'eau sur de la mousse
C'est la complainte de l'épouse
De la femme derrière son grillage
Ils la font vivre au Moyen Âge
Que la honte les éclabousse ...

La storia siamo noi, nessuno si senta offeso,
siamo noi questo prato di aghi sotto il cielo.
La storia siamo noi, attenzione, nessuno si senta escluso.
(La storia siamo noi, siamo noi queste onde nel mare,
questo rumore che rompe il silenzio.
... La storia siamo noi, siamo noi che scriviamo le lettere,
siamo noi che abbiamo tutto da vincere, tutto da perdere.
... Quelli che hanno letto milioni di libri
e quelli che non sanno nemmeno parlare,

généalogie Tanaunella

... Face à l’injustice il se trouvera toujours un homme courageux qui prendra tous les risques pour rétablir l’équité et affirmer ainsi la grandeur de la race humaine. ...
- Laurent Busine -

... Depuis plus d’un siècle, tous, adversaires comme partisans, s’accordent à désigner sous le nom de gauche, le vaste mouvement politique et intellectuel qui s’oppose officiellement au système capitaliste et à tous ses méfaits. Comment se fait-il, par conséquent, qu’un mouvement historique d’une telle ampleur (et dont les idées sont dominantes dans la culture contemporaine) n’ait encore jamais réussi à rompre pratiquement avec l’organisation capitaliste de la société, en substituant à cette dernière une société véritablement humaine, c’est-à-dire libre, égalitaire et décente ? ...
- Jean-Louis Michéa -

Génération 'salut'.

Salut, cinq lettres, rapides comme l’éclair, la politesse minimale. Ah, qu’il était doux le temps des Bonjour Papa, Bonsoir Docteur, ou tout simplement : Bonjour Monsieur, Bonsoir Madame. Les temps changent. Bonjour et merci sont parmi les premiers mots qu’une mère apprend à son enfant. On en oublie peu à peu l’usage.
Lors de l’inauguration de Boussu 2015, le Bourgmestre – nous rappelant le jeune instituteur – les a remis à l’honneur : ‘ Bonjour à chacun de vous en particulier : Bonjour et Bienvenue à Boussu. Merci. Merci à tous ceux qui nous ont aidé … Merci à Mons 2015 d’avoir donné de la lumière à notre commune.’
Vive les belles phrases, les phrases positives, les phrases de toujours qui s’appliquent encore aujourd’hui et demain.
‘ Nous nous engageons résolument, avec la volonté d’apprendre à vivre ensemble, à s’unir, à s’aider, à progresser. On réussira, j’en suis certain, si chacun veille à ce que nul ne soit oublié, écarté ou ignoré … ‘... la suite ...

Boussu-Bois, 5 mai 1845, Fosse d'en bas.

Le 5 mai 1845 éclate la plus grande catastrophe minière de Boussu, l'explosion d'un puits, le grisou, à la Fosse d'en bas cause la mort de 39, 42, 47 ou 63 personnes (suivant les différentes sources). Il y a peu d’informations sur cette catastrophe, cependant l’état-civil de la commune de Boussu enregistre en date du 7 mai 1845, le décès de 39 personnes. 39 actes de décès, trois enfants de treize ans, sept enfants de quatorze ans dont la petite Julie, vingt-quatre de ces personnes sont domiciliées à Thulin, sept à Elouges et seulement deux à Boussu. ... la suite ...

Sans électricité, il n’y a pas grand-chose qui fonctionne !

Depuis la libéralisation du secteur de l’énergie, imposée au niveau européen, à partir de 1996, les opérateurs privés sont en concurrence. Les pouvoirs publics ont donc progressivement abandonné le marché de l’énergie, produit de première nécessité, au privé. La libéralisation allait tout arranger. Or, nous le savons bien, le marché évolue en fonction de ses profits et jamais de l’intérêt général. Les prix ont même augmenté contrairement aux prévisions de la Commission européenne.
Avec le libre marché, l’obligation d’investir n’existe pas. Les acteurs privés auraient même intérêt à créer un léger manque d’énergie toujours favorable à une hausse des prix. Ils ont ainsi arrêtés des centrales au gaz performantes, mais pas assez rentables à leurs goûts. En Europe, quelques 50.000 MW produits par des centrales au gaz ont disparu. Pour info, la Belgique a besoin de 14.000 MW au plus fort de sa consommation. La perte de ces 50.000 MW est un comble alors que nous sommes aux portes de la pénurie, mais la décision est logique pour un opérateur d’abord préoccupé par les résultats financiers.
Comme d’habitude, on assiste donc à une privatisation des profits et à une collectivisation des soucis. ->(mon interprétation à partir d’un article du magazine Le Vif en date du 05-09-2014.)

Est-on conscient de vivre dans le pays le plus égalitaire ?

La Belgique est le pays d’Europe où la différence entre riches et pauvres est la moins marquée en revenus nets (source : Université d’Essex, étude pour la Commission européenne).
La partie IPP ‘Impôt des personnes physiques’ tire le revenu net moyen vers le bas et la sécurité sociale (allocations de CPAS, de chômage, de maladie, d'invalidité, etc. ) pousse la moyenne des bas revenus vers le haut.
Toutefois, cette étude ne tient pas compte de l’aspect socioculturel sans parler des très grandes inégalités qui existent pour un enfant face à l’enseignement. Cette étude ne considère pas non plus une série de revenus qui échappent à la fiscalité.
D’autres diront qu’il faut une dose d’inégalité pour stimuler la volonté d’entreprendre. Certes, tout le monde ne doit pas gagner la même chose, mais les différences doivent être justifiées.
-> (mon interprétation à partir d'un article paru dans le Journal Le Soir du 10-09-2014.)

Une véritable banque publique c'est mieux.

Le système bancaire privé a été le principal responsable de la crise financière de 2007-2008 qui perdure encore en 2013. Libres de toutes contraintes et animées par un seul souci spéculatif, les banques ont conçu des produits plus risqués les uns que les autres qui ont généré des pertes considérables.
Les pouvoirs publics auraient dû, les premiers, tirer les leçons de cette crise, et prendre des mesures adaptées à l'encontre des principaux fautifs, les établissements financiers.
Pourtant, au lieu de s'attaquer aux racines du problème, ils ont choisi de laisser les banques agir en dehors de tout contrôle et faire supporter le prix de la débâcle financière aux populations à travers de violents, injustes et inefficaces plans d'austérité. Cette situation est d'autant plus inadmissible qu'une réforme en profondeur de l'organisation et du fonctionnement bancaire est aujourd'hui une urgente et impérieuse nécessité économique, sociale, politique et démocratique.
-> Patrick Saurin, Socialiser le système bancaire, une impérieuse nécessité, Médiapart 1/02/2013.

Si vous considérez que rien ne change, que rien ne bouge, écoutez donc cette légende amérindienne.

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s'activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le toucan à l'énorme bec, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit " tu es fou colibri, tu vois bien que cela ne sert à rien " Et le colibri lui répondit : " je le sais, mais je fais ma part " ...

Actionnons nos petits leviers là où nous sommes avec nos moyens si petits soient-ils. Avançons pas à pas. Un jour, nos pas rassemblés se transformeront en pas de géant sur le chemin d'une humanité encore plus solidaire, encore plus fraternelle.

Un enfant.

Cette petite a quelque chose en plus, quelque chose de rare dans cette dynamique perpétuelle, cette curiosité, ce supplément d’originalité, de sympathie, … Ne pas toucher, ne rien défaire, gardez la intacte. Laissez donc s’exprimer sa créativité, son imaginaire. Ne la rendez en rien conforme, pas de moule, pas de standard, ni ceux d’aujourd’hui, ni ceux de demain. Il ne faut jamais domestiquer la flamme, au risque de l’éteindre. La flamme est la promesse d’une vie en devenir. Que d’enfants promis à un avenir flamboyant se sont vus privés de leur futur, parce qu’on a voulu trop bien faire, en les enfermant dans les contraintes et les conformismes en vigueur.
Reste toi-même mon amour, il n’y aura d’avenir qu’en étant toi et rien que toi.
Tout être humain possède des qualités, et quelques défauts. Mais peu importe ces derniers, il n’est intéressant que de cultiver les qualités, ce sera sur elles que tu bâtiras ta vie, ton bonheur et ta réussite. A quoi bon perdre ton temps à corriger des défauts qui de toute manière ne disparaîtront pas, tant pis, tant mieux.
Et sache que lorsqu’on aime quelqu’un, c’est uniquement pour ses qualités jamais pour l’absence de défauts.

Livre, Lecture, Lire.

s’évader pour d’autres contrées, d’autres gens, d‘autres comportements, sans doute vers des lieux, des personnes ou des comportements que nous n’avons pas eu la volonté ou la possibilité d’atteindre. Livres, pourquoi les sots et les obscurantistes t’ont-ils brûlé si souvent ? Serais-tu une arme si dangereuse, capable de façonner la tête des hommes et des femmes ?

Extrait de Samarcande, d’Amin Maalouf, un poème d’Omar Khayyam :
Pourquoi, aujourd'hui que la rose de ta fortune porte ses fruits,
la coupe est-elle absente de tes mains? Bois du vin, ami, bois, car le temps est un ennemi implacable,
et retrouver un jour pareil est chose difficile.
En route vers d’autres lectures, d’autres extraits.

Extrait de mon dernier livre.
Dernières lumières, derniers plaisirs, Jean Guéhenno.

J'ai cru longtemps qu'à devenir plus savant on devenait plus homme. L'expérience m'a détrompé. J'ai fini par vivre parmi ceux qu'on dit savants. J'ai constaté qu'ils sont aussi ignorants, quelquefois davantage, dans l'art de vivre que le plus inculte des Calibans, et n'ont pas, comme lui, l'excuse d'avoir manqué de toute initiation. Ils n'ont, souvent, gagné qu'en vanité. Ils ont de plus belles manières. Ils parlent mieux, mais ils sont restés dans la même disposition au préjugé, la même confusion de la pensée de tous les jours. Ils n'en sentent aucune gêne. Tout au contraire, leur prétendu savoir leur donne une ridicule assurance. Le seul vrai progrès est intérieur. Il ne concerne pas seulement le savoir mais tout l'être.

Un beau texte de Jean Semal.

Empêtré dans l’écheveau de ses intérêts et de ses passions, l’individu socialement intégré croit volontiers aux vertus de la règle et de l’ordre. De son ordre. Celui qui favorise l’ascension harmonieuse de sa personne dans la hiérarchie des valeurs qui lui sont propres ; celui qui assure le confort douillet de sa famille et la reconnaissance émue de sa clientèle.

Un ordre différent du sien est appelé désordre ou anarchie. Un ordre semblable au sien, mais appliqué par des forces hostiles, menaçantes pour sa tranquillité morale et son bien-être matériel, est qualifié de totalitaire ou de dangereux pour la paix sociale.

C’est ainsi que les empires rivaux, qu’ils soient économiques, politiques ou religieux, coexistent ‘pacifiquement’ afin de protéger leurs ordres respectifs contre les assauts désordonnés des artistes, des va-nu-pied, des amoureux, et des mange-petit.
Entre puissants, hommes de pouvoir ou Etats, on échange volontiers la poignée de mains qui reconnaît la limite entre des territoires et des juridictions, en deçà de laquelle chacun se sent libre d’imposer sa loi à des alliés de fortune ou de châtier les velléités libertaires de quelque ‘client’ récalcitrant.

Et pourtant, ces ‘enragés’, ces réfractaires de tout poil, forment le noyau qui sera demain source inépuisable du mouvement, alimentant le vivier où l’on pêchera aussi bien les tenants du futur ordre établi que les révoltés de l’avenir.

Dans un monde qui sait de mieux en mieux faire les choses mais qui sait de moins en moins ce qu’il faut faire et dans quels buts, il nous faut être foyer d’innovation en entretenant en permanence la flamme de l’altruisme responsable. Faute de quoi la culbute inéluctable mettra un terme à la collecte millénaire du beau qui concrétise la face la plus noble de l’esprit humain.

Extrait du prologue du livre ' le roman de l'inconnaissance '.

Ma généalogie.

Hommes sans nom, sans histoire, mes ancêtres, à travers le temps infini, quels ont été vos chemins jusqu'à ce que vous soyez cet homme que je suis aujourd'hui, vivant dans la même nuit que vous-mêmes, et sous le même destin? Hommes anciens de l'Europe, quelles furent vos migrations, vos croisades et vos guerres? Pour quels princes, quels dieux, quelles idées vous êtes-vous battus? Quelles illusions m'avez-vous transmises, quelles vertus et aussi quels vices, quel dévouement et quelle cruauté, pour que je fusse, quand vint mon tour, capable des mêmes besognes que vous-mêmes? Et quelle nécessité dans tout cela?
Jean Guéhenno.
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